>> FÉNOFIBRATE
juin 2005
IDENTIFICATION
CLASSE(S) CHIMIQUE(S)
CLASSE(S) PHARMACOLOGIQUE(S)
MECANISME D'ACTION
PHARMACOCINETIQUE
>
Absorption
>
Distribution
>
Métabolisme
>
Demi-vie
>
Elimination
INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES ET ALIMENTAIRES
>
Interactions médicamenteuses
>
Interactions alimentaires
PERTURBATION DES EXAMENS DE LABORATOIRE
UTILISATION THERAPEUTIQUE
>
Utilisations thérapeutiques établies
>
Autres utilisations thérapeutiques publiées
MODALITES D'ADMINISTRATION
CONTRE-INDICATIONS
>
Contre-indications absolues
>
Contre-indications relatives
MODALITES DE SURVEILLANCE
>
Surveillance de base
>
Surveillance dans certaines situations
EFFETS INDESIRABLES
INTOXICATION AIGUE ET SURDOSAGE
>
Symptômes
>
Conduite à tenir
GROSSESSE
ALLAITEMENT
PHARMACODEPENDANCE
BIBLIOGRAPHIE
SPECIALITES CONTENANT CE PRINCIPE ACTIF
>
En constituant unique
IDENTIFICATION [sommaire]
CAS : 49562-28-9
Classe ATC : C10AB05
Formule brute : C20H21ClO4
Nom chimique :
2-[4-(4-chlorobenzoyl)phénoxy]-2-méthylpropanoïque
acide1-méthyléthyl ester
Formule développée :
(source : base chemIDplus)
Autres dénominations :
LF-178 procétofène
Poids moléculaire : 360,8
PKa (constante de dissociation) : sans objet, cette molécule ne se dissociant pas.
CLASSE(S) CHIMIQUE(S)
[sommaire]
Fibrate
CLASSE(S) PHARMACOLOGIQUE(S)
[sommaire]
Hypolipémiant Hypotriglycéridémiant Hypocholestérolémiant
MECANISME D'ACTION
[sommaire]
Le fénofibrate est une prodrogue inactive, rapidement
hydrolysée par des estérases plasmatiques et tissulaires en acide
fénofibrique qui constitue la forme circulante active. Son action porte
principalement sur les triglycérides mais également sur le
cholestérol. Les fibrates diminuent de manière importante la
concentration plasmatique des VLDL-triglycérides. La baisse serait due
à une synergie entre une inhibition de l'anabolisme hépatique des
VLDL-triglycérides et une stimulation de leur catabolisme
intravasculaire par la lipoprotéine-lipase. Les fibrates
réduisent la proportion des petites LDL, plus athérogènes,
par rapport aux grosses LDL, moins athérogènes. Par ailleurs, les fibrates augmentent le HDL-cholestérol par
différents mécanismes, dont une augmentation de l'expression des
gènes des apolipoprotéines A1 et A2. Longtemps mal connu, le mécanisme d'action moléculaire des
fibrates a été identifié ces dernières
années. Les fibrates sont des activateurs des PPAR-alpha (Peroxisome
Proliferator Activated Receptors-alpha) qui sont des récepteurs
nucléaires capables de stimuler la transcription de gènes codant
pour diverses protéines impliquées dans le métabolisme des
lipides et des lipoprotéines. Parmi ces protéines figurent d'une
part des enzymes intervenant dans le catabolisme intracellulaire des acides
gras et, d'autre part, la lipoprotéine lipase responsable de la lipolyse
des triglycérides, des VLDL et des chylomicrons (Duriez,
2003). Il a été également décrit (Balfour et
al., 1990) que le fénofibrate exercerait ex vivo une
activité antiagrégante plaquettaire chez les patients atteints
d'une hyperlipidémie de type II, et qu'il réduirait les
concentrations plasmatiques de fibrinogène ainsi que celles du PDGF
(Platelet-Derived Growth Factor), facteur de croissance impliqué dans la
prolifération des fibres lisses vasculaires au cours de
l'athérogenèse. Outre son activité sur le métabolisme des
lipoprotéines, le fénofibrate possèderait des effets
pléiotropes potentiellement bénéfiques : il exercerait des
propriétés anti-inflammatoires, objectivées chez l'homme
par une réduction des concentrations plasmatiques de différents
marqueurs de l'inflammation (protéine C réactive, TNF-alpha,
molécules d'adhésion), ainsi que des propriétés
anti-oxydantes qui contribueraient à son effet bénéfique
sur la dysfonction endothéliale et à ses activités
anti-athérogène, cardioprotectrice et neuroprotectrice. Toutefois, ces propriétés ne sont pas établies en clinique. Les fibrates réguleraient également la
réactivité vasculaire, en particulier en inhibant la production
d'endothéline, puissant agent vasoconstricteur, par l'endothélium
(Bordet et al., 2003 ; Duriez, 2003 ; Marchesi
et al., 2003 ; Koh et al., 2004a ; Koh et al., 2004b ; Maki,
2004 ; Tsimihodimos et al., 2004). Une augmentation de la
concentration plasmatique d'arginine, substrat de la NO synthase
endothéliale, contribuerait également à
l'amélioration de la fonction endothéliale (Dierkes et al.,
2004a). Cependant, le fénofibrate augmenterait les concentrations
plasmatiques d'homocystéine, acide aminé favorisant l'athérogérèse (Dierkes et al.,
2004b). Les conséquences cliniques à long terme (en particulier cardiovasculaires) ne sont pas connues. Par ailleurs, le fénofibrate augmente la
lithogénicité de la bile en diminuant la sécrétion
des acides biliaires et en augmentant la sécrétion du
cholestérol. Le fénofibrate inhiberait le complexe 1 de la chaîne
respiratoire mitochondriale (Brunmair et al., 2004). Cet effet,
qui s'observe aux concentrations thérapeutiques, pourrait contribuer
à son activité bénéfique sur l'homéostasie
du glucose et l'amélioration de la sensibilité à
l'insuline mais également à ses effets indésirables
musculaires. Le fénofibrate possède en outre des
propriétés uricosuriques.
PHARMACOCINETIQUE
[sommaire]
> Absorption
La biodisponibilité du fénofibrate administré
sous une forme standard par voie orale est de 30 à 50 % chez le sujet
à jeun et de 60 à 90 % au cours d'un repas. En revanche,
la biodisponibilité de la forme micronisée est voisine de 100 %. Le fénofibrate est une prodrogue rapidement transformée
en acide fénofibrique par des estérases plasmatiques et
tissulaires. Cet acide fénofibrique constitue la forme active
circulante. Son pic plasmatique (6-9 mg/l) est atteint 4 à 6 heures
après une prise unique de 300 mg de fénofibrate chez un adulte
sain. Après 10 jours de traitement à la dose de 300 mg/jour, les concentrations au plateau sont
proches de 10 mg/l (Balfour et al., 1990 ; Miller et Spence, 1998).
> Distribution
L'acide fénofibrique est lié à 99 % aux
protéines plasmatiques et son volume de distribution est proche de 0,9
l/kg.
> Métabolisme
L'acide fénofibrique est principalement
métabolisé en dérivé glucuroconjugué. Une
faible fraction est transformée, par réduction du groupe
carbonyl, en acide fénofibrique réduit qui subit ensuite
également une glucuroconjugaison.
> Demi-vie
La demi-vie est de 22 heures (19-27 h). L'élimination est
totale en 6 jours. La demie-vie est fortement allongée en cas
d'insuffisance rénale, pouvant atteindre 143 heures en cas
d'insuffisance rénale sévère et exposant à un
risque d'accumulation. Elle est également allongée en cas
d'insuffisance hépatique (45-57 h). Les métabolites du
fénofibrate ne sont pas dialysables.
> Elimination
L'élimination est essentiellement urinaire, principalement sous
forme d'acide fénofibrique glucuroconjugué. De plus faibles
quantités sont éliminées sous forme d'acide
fénofibrique inchangé, de son métabolite réduit et
du dérivé glucuroconjugué de ce dernier. Une faible
fraction est éliminée par les fèces sous forme de
fénofibrate inchangé.
Le point du spécialiste :
|
L'importance de l'allongement de la demi-vie chez l'insuffisant
rénal justifie une adaptation de la posologie en cas d'insuffisance
rénale légère et modérée et contre-indique
son emploi en cas d'insuffisance rénale sévère.
|
| Pr M. Plotkine, Paris V |
INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES ET ALIMENTAIRES
[sommaire]
> Interactions médicamenteuses
Le fénofibrate n'est à l'origine que de peu
d'interactions médicamenteuses. Son métabolisme n'impliquant pas
le CYP3A4, le fénofibrate n'exposerait pas à des interactions
avec des médicaments interagissant avec cette voie métabolique
(Becquemont, 2003). - Statines : l'association d'un fibrate et d'une statine
pourrait potentialiser le risque d'effets indésirables musculaires et
notamment de rhabdomyolyse (Becquemont, 2003). - Autre fibrate : l'association de deux fibrates pourrait
potentialiser le risque d'effets indésirables musculaires. - Warfarine : une interaction entre la warfarine et les
fibrates est classiquement rapportée sur la base de données
essentiellement observées avec le clofibrate, le bézafibrate et le
gemfibrozil (Miller et Spence, 1998). Toutefois, l'interaction
entre le fénofibrate et la warfarine semble peu documentée
(Becquemont, 2003) et un nombre limité de cas a
été décrit (Ascah et al.,1998 : 2 cas ;
Aldridge et al., 2001 : 1 cas). On recommande néanmoins, lors de l'introduction
du fénofibrate, de réduire la posologie de la warfarine d'un
tiers, puis de l'ajuster en fonction de la réponse. - Ciclosporine : le fénofibrate potentialiserait par un
mécanisme mal connu, mais probablement pas d'origine
pharmacocinétique, la néphrotoxicité de la ciclosporine.
Des cas sévères, mais réversibles, d'atteinte de la
fonction rénale ont été rapportés lors de
l'association. Une surveillance attentive de la fonction rénale est
recommandée et le traitement sera arrêté en cas de
perturbation importante des paramètres biologiques. - Ézétimibe : le fénofibrate augmenterait
de près de 50 % l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques de
l'ézétimibe et potentialiserait l'activité
hypolipémiante (Kosoglou et al., 2004).
> Interactions alimentaires
Le fénofibrate ne semble pas à l'origine d'interactions
alimentaires.
PERTURBATION DES EXAMENS DE LABORATOIRE
[sommaire]
Aucune interférence n'a été rapportée.
UTILISATION THERAPEUTIQUE
[sommaire]
> Utilisations thérapeutiques établies
Hyperlipidémies
Le traitement des hyperlipidémies repose avant tout sur les
modifications diététiques et du mode de vie (régime
alimentaire adapté, activité physique, contrôle du poids). Il doit être associé à la
lutte contre les autres facteurs de risque d'athérosclérose, comme
le tabagisme. Ces mesures s'avèrent cependant souvent insuffisantes et un traitement hypolipémiant doit alors être associé (Gotto, 2002 ; Keenan, 2003). Le traitement par fénofibrate est utilisé en cas
d'hypertriglycéridémie endogène (type IV, type III),
d'hyperlipidémie mixte (type IIb) et
d'hypercholestérolémie (type IIa de la classification de
Frederickson). L'efficacité biologique du traitement a été
démontrée dans plusieurs essais randomisés. La
réduction attendue de la triglycéridémie est de l'ordre de
40 à 50 %, celle de la cholestérolémie d'environ 20
à 25 %. Les fibrates sont globalement plus efficaces que les statines
pour abaisser la triglycéridémie et augmenter la concentration
d'HDL-cholestérol, mais moins efficaces pour abaisser la
LDL-cholestérolémie. Le bénéfice clinique en terme de réduction des accidents cardiovasculaires et de la mortalité qui en résulte reste cependant controversé et paraît moindre que celui observé avec les statines (Gotto, 2002 ; Keenan, 2003).
Le traitement par fénofibrate est efficace sur la
dyslipidémie des malades atteints de diabète de type 2. Un essai
randomisé chez plus de 700 malades a suggéré une réduction modérée de la progression angiographique des lésions coronariennes (Diabetes
Atherosclerosis Intervention Study Investigators, 2001). Néanmoins, le
bénéfice clinique en terme de réduction du risque
d'accident cardiovasculaire n'est pas démontré (The FIELD Study Investigators,
2004). En cas de traitement efficace et prolongé, les
dépôts extravasculaires de cholestérol (xanthomes
cutanés ou tendineux) peuvent disparaître. Chez les malades infectés par le VIH, les traitements par
antiprotéases peuvent induire une dyslipidémie, notamment une
hypertriglycéridémie, et majorer le risque d'accident
cardiovasculaire (Kannel et Giordano, 2004). L'administration de
fénofibrate, en association avec les mesures
hygiénodiététiques habituelles, permet de diminuer la
triglycéridémie (Martinez et al., 2004 ; Calza
et al., 2003 ; Rao et al., 2004).
> Autres utilisations thérapeutiques publiées
Hyperuricémie et goutte
En cas de dyslipidémie chez un malade atteint de goutte ou
d'hyperuricémie, l'association de fénofibrate au traitement
habituel de l'hyperuricémie pourrait être bénéfique
en raison de l'effet uricosurique du produit (Feher et al., 2003 ;
Takahashi et al., 2003). Hors AMM en France.
Cirrhose biliaire primitive
Une étude pilote a suggéré que le
fénofibrate aurait un effet bénéfique sur la cholestase
biologique (Ohira et al., 2002). Hors AMM en France.
MODALITES D'ADMINISTRATION
[sommaire]
Adulte de moins de 65 ans
Attention ! Les différentes formes galéniques de
fénofibrate (comprimés micronisés et enrobés, ou
gélules micronisées) ne sont pas bioéquivalentes à dose unitaire identique. Ceci
doit être pris en compte lorsque l'on change de médicament. Posologie initiale : 160 mg/jour (comprimés micronisés et enrobés) ou 200 mg/jour (gélules micronisées) en une
prise unique quotidienne au cours du repas (afin d'améliorer
l'absorption intestinale). L'objectif est d'obtenir la normalisation des
paramètres lipidiques. Lorsque cet objectif est atteint, la posologie
doit être diminuée progressivement en fonction du dosage des
paramètres lipidiques toutes les 4 à 8 semaines. La posologie
maximale de fénofibrate est de 160 mg/jour (comprimés
micronisés et enrobés) ou 140 à 200 mg/jour (gélules). En l'absence de réponse après 2 à 3
mois de traitement à la posologie maximale, il est recommandé
d'arrêter le traitement (Najib, 2002).
Sujet âgé de plus de 65 ans
Réduire la posologie initiale en raison du risque de diminution
de la fonction rénale. L'augmentation de la posologie doit être
progressive et adaptée à la réponse thérapeutique
(Najib, 2002).
Insuffisant rénal
En cas d'insuffisance rénale légère et modérée, l'allongement conséquent de la demi-vie justifie une adaptation de la posologie : réduction de la posologie initiale puis augmentation
progressive adaptée à la réponse
thérapeutique (Najib, 2002). Une insuffisance rénale sévère contre-indique l'utilisation du fénofibrate.
Enfant :
Aucune documentation pédiatrique exhaustive du fénofibrate n'est encore disponible. Néanmoins, si le traitement médicamenteux s'avère indispensable
(formes sévères accompagnées de signes cliniques
d'athérosclérose, de dépôts xanthomateux ou
dans les cas où les parents sont atteints de manifestations
cardiovasculaires athéromateuses avant l'âge de 40 ans), certains spécialistes envisagent la prescription de fénofibrate. La posologie maximale
conseillée est de 5 mg/kg/jour (1 gélule à 67 mg ou à 100 mg/20 kg/jour)
à partir de 10 ans.
CONTRE-INDICATIONS
[sommaire]
> Contre-indications absolues
Insuffisance rénale sévère
Augmentation du risque de survenue d'effets indésirables
(notamment musculaires) du fait de l'élimination urinaire
prédominante du fénofibrate.
Antécédent de photosensibilisation au
fénofibrate
Ou à d'autres substances de structure apparentée,
notamment au kétoprofène.
Insuffisance hépatique (y compris la cirrhose biliaire)
Lithiase biliaire
En raison de l'élimination accrue du cholestérol dans
la bile sous l'effet du fénofibrate qui augmente la saturation de la
bile et le risque de formation de calculs biliaires.
Traitement par une statine ou un autre fibrate
cf. Interactions médicamenteuses.
> Contre-indications relatives
Insuffisance rénale modérée
Il est conseillé de réduire la posologie initiale
(Levin et al., 2000).
Enfant
En raison de l'absence d'études spécifiques (cf. Modalités d'administration).
Allaitement
cf. Allaitement.
Grossesse
cf. Grossesse.
MODALITES DE SURVEILLANCE
[sommaire]
> Surveillance de base
Surveillance clinique
En cas de signes d'atteinte musculaire (myalgies, sensibilité
des muscles à la pression), il est indispensable de doser les CPK
sériques et d'arrêter le traitement en cas d'augmentation
significative (plus de 3 à 5 fois la limite supérieure de la
normale).
Dosage des transaminases sériques
Dans le but de détecter les atteintes musculaires et
hépatiques, doser les transaminases sériques tous les 3 mois pendant les 12 premiers mois de traitement.
Arrêter le traitement si l'ALAT et/ou l'ASAT sériques
dépassent 3 fois la limite supérieure de la normale.
Mesure de l'INR
En cas d'association aux anticoagulants oraux, il est
recommandé d'augmenter la fréquence des contrôles de l'INR du fait
du risque d'interactions médicamenteuses, notamment au début du
traitement (cf. Interactions médicamenteuses).
> Surveillance dans certaines situations
Sujet âgé de plus de 65 ans
Réduire la posologie initiale.
Insuffisant rénal
Réduire la posologie initiale.
EFFETS INDESIRABLES
[sommaire]
L'incidence des effets indésirables dans les essais cliniques de
courte durée (< 12 mois) était de 2 à 15 % (environ 6 % en
moyenne), alors qu'elle était de 7 à 14 % (environ 11 % en moyenne)
dans les essais cliniques de durée plus longue (jusqu'à 6 ans)
(Najib, 2002).
- Troubles digestifs (fréquents).
Douleurs abdominales, constipation et diarrhée ont
été observées chez 3 à 4 % des patients dans les
essais cliniques de courte durée, représentant environ 60 % des
effets indésirables (Najib, 2002).
- Atteintes musculaires (fréquentes).
L'incidence des douleurs musculaires était d'environ 2 % dans les
essais cliniques de courte durée, représentant 25 % des effets
indésirables rapportés (Najib, 2002). Des cas de
myosite et des cas exceptionnels de rhabdomyolyse, attestés par
l'augmentation de la concentration sérique des CPK, ont
été également décrits. L'insuffisance rénale
et l'hypoalbuminémie seraient des facteurs favorisants, ainsi que
l'administration conjointe d'une statine ou d'un autre fibrate d'ailleurs contre-indiquée.
L'arrêt du traitement par fénofibrate est indispensable.
- Atteinte cutanée (rare).
L'incidence de l'atteinte cutanée (érythème,
prurit, urticaire) était d'environ 0,6 % dans les essais cliniques de
courte durée, représentant 10 % des effets indésirables
rapportés (Najib, 2002). Des cas exceptionnels de syndrome
de Stevens-Johnson ont aussi été décrits.
- Photosensibilisation cutanée (rare).
Même après plusieurs mois, la prise de fénofibrate
expose au risque de lésions cutanées au niveau des zones
exposées au soleil ou à la lumière artificielle. La
photoallergie est croisée avec le kétoprofène (Veyrac et
al., 2002).
- Augmentation des transaminases sériques.
Penser à une atteinte musculaire (ASAT > ALAT) et doser
également les CPK. Si les CPK sont normales, l'augmentation des
transaminases est a priori d'origine hépatique. Cette augmentation est
souvent asymptomatique et modérée. Néanmoins, des cas
d'hépatites aiguës (Rouhier et al., 1996) ou chroniques
(Ganne-Carrie et al., 1998) ont été
rapportés.
- Hyperhomocystéinémie (fréquente).
L'administration de fénofibrate augmente d'environ 50 % la
concentration plasmatique d'homocystéine, un acide aminé qui
favorise l'athérogensèse (Genest et al., 2004).
Néanmoins, les conséquences cliniques à long terme de cet
effet (en particulier d'ordre cardiovasculaire) sont encore peu connues
(Genest et al., 2004). L'administration conjointe d'acide folique
ou de vitamine B12 permet de prévenir l'augmentation de
l'homocystéinémie (Dierkes et al., 2003).
- Augmentation de la créatininémie (rare).
Une augmentation modérée et transitoire de la
créatininémie a été rapportée (Ritter
et Nabulsi, 2001) pouvant traduire une altération de la fonction
rénale. Son mécanisme est inconnu mais ne traduirait pas
nécessairement une altération de la fonction rénale
(Hottelart et al., 2002).
- Lithiase biliaire.
Le risque de lithiase biliaire serait légèrement accru (Caroli-Bosc et
al., 2001). Il n'existe pas d'étude sur le risque à long terme.
- D'autres effets indésirables ont été
rapportés avec une incidence de 1 à 10 % (Najib,
2002) :
- - Céphalée.
- - Impuissance.
- - Insomnie.
- - Sueurs.
- - Vertiges.
D'autres effets indésirables ont été décrits
de façon ponctuelle :
- - Pancréatite aiguë.
- - Anémie.
- - Thrombopénie.
- - Neutropénie.
- - Agranulocytose.
- - Cancer.
Les fibrates, comme d'autres médicaments hypolipémiants,
ont été suspectés de favoriser la survenue de certains
cancers sur la base d'études réalisées chez l'animal. Néanmoins, un tel effet n'a pas été confirmé
chez l'homme (Cheung et al., 2004) ni observé dans les
études cliniques qui portent maintenant sur de grands nombres de sujets
traités pendant de longues périodes (Tomlinson et al.,
2001).
Informer le patient :
|
Informer le patient des signes précurseurs d'atteinte musculaire devant l'amener à consulter son médecin :
myalgies diffuses, muscles anormalement sensibles et douloureux. Dans ce cas, il faut doser les CPK et arrêter le traitement si leur augmentation est
significative (plus de 3 à 5 fois la normale) ou en cas de
symptômes cliniques importants.
|
| Pr J.-C. Trinchet, Paris XIII |
INTOXICATION AIGUE ET SURDOSAGE
[sommaire]
La dose toxique théorique du fénofibrate n'est pas
établie.
> Symptômes
Aucun cas d'intoxication aiguë au fénofibrate n'a
été rapporté. Néanmoins, un effet de classe est
décrit pour les intoxications aiguës par les fibrates avec un
tableau clinique caractérisé par une atteinte musculaire
dose-dépendante (myalgies, rhabdomyolyses) pouvant se compliquer d'une
insuffisance rénale. En outre, une insuffisance rénale
préexistante ou l'association avec d'autres hypolipémiants sont
des causes de surdosage en fibrates (Bloomquist et Dart, 2004 ; Mégarbane et al., 2000).
> Conduite à tenir
Il n'existe pas d'antidote connu au fénofibrate. Le traitement
de l'intoxication est symptomatique. L'hémodialyse n'a aucun
intérêt du fait de la forte liaison du fénofibrate aux
protéines plasmatiques.
GROSSESSE
[sommaire]
Données à prendre en compte :
|
Les études animales n'ont pas mis en évidence d'effet
tératogène avec le fénofibrate. Les données
humaines sont rares et seul un abstract fait état d'une
hémochromatose avec insuffisance hépatique chez un
nouveau-né ayant été exposé au fénofibrate
jusqu'à la 26e semaine de grossesse. Les risques d'une exposition au fénofibrate pendant la
grossesse, en particulier les éventuelles
conséquences pour le développement foetal d'une modification
de synthèse du cholestérol, ne sont donc pas connus. Le bilan lipidique se modifiant pendant la grossesse, il n'y a pas d'indication à la
prescription d'un hypolipémiant, en particulier du fénofibrate, excepté
en cas d'hypertriglycéridémie majeure exposant au risque
de pancréatite aiguë.
|
| Dr A.-P. Jonville-Béra, Tours |
ALLAITEMENT
[sommaire]
Il n'y a pas de données sur le passage du fénofibrate
et/ou de ses métabolites dans le lait maternel. L'usage du
fénofibrate est donc déconseillé.
PHARMACODEPENDANCE
[sommaire]
Pas de pharmacodépendance rapportée.
BIBLIOGRAPHIE
[sommaire]
- Aldridge MA and Ito MK. Fenofibrate and warfarin interaction.
Pharmacotherapy, 2001, 21, 886-9. Abstract - Related
Articles
- Alsheikh-Ali AA, Kuvin JT, Karas RH. Risk of adverse events with
fibrates. Am J Cardiol 2004;94:935-8. Abstract - Related
Articles
- Ascah KJ, Rock GA, Wells PS., Interaction between fenofibrate and warfarin. Ann
Pharmacother. 1998, 32, 765-8. Abstract - Related
Articles
- Balfour JA, McTavish D, Heel RC. Fenofibrate. A review of its pharmacodynamic and
pharmacokinetic properties and therapeutic use in dyslipidaemia. Drugs, 1990,
40, 260-90. Abstract - Related Articles
- Becquemont L. Interactions médicamenteuses et
hypolipémiants. Thérapie, 2003, 58, 85-90. Abstract
- Related Articles
- Blane GF. Review of European clinical experience with fenofibrate.
Cardiology 1989;76 Suppl 1:1-10; discussion 10-3. Abstract -
Related Articles
- Bloomquist SE, Dart RC. Antihyperlipidemia Drugs. In Dart RC,
Caravati EM, McGuigan MA, MacGregor Whyte I, Dawson AH, Seifert SA, Schonwald
S, Yip L, Keyes DC, Hurlbut KM, Erdman AR. Medical Toxicology. 3è
édition. Philadelphie. Lippincott Williams Wilkins. 2004, 641-647.
- Bordet R, Gele P, Deplanque D, Duriez P. Antilipemics: from prevention to protection. Therapie 2003 Jan-Feb;58(1):69-76. Abstract
- Related Articles
- Brunmair B, Lest A, Staniek K, Gras F, Scharf N, Roden M, Nohl H, Waldhausl W, Furnsinn C. Fenofibrate impairs rat mitochondrial function by inhibition of respiratory complex I. J Pharmacol Exp Ther. 2004 Oct;311(1):109-14. Epub 2004 May 27.
Abstract - Related Articles
- Calza L, Manfredi R, Chiodo F. Statins and fibrates for the treatment of hyperlipidaemia in HIV-infected patients receiving HAART. AIDS 2003 Apr 11;17(6):851-9.Abstract - Related Articles
- Caroli-Bosc FX, Le Gall P, Pugliese P, Delabre B, Caroli-Bosc C,
Demarquay JF, Delmont JP, Rampal P, Montet JC. Role of fibrates and HMG-CoA
reductase inhibitors in gallstone formation: epidemiological study in an
unselected population. Dig Dis Sci 2001;46:540-4. Abstract -
Related Articles
- Cheung C, Akiyama TE, Ward JM, Nicol CJ, Feigenbaum L, Vinson C,
Gonzalez FJ. Diminished hepatocellular proliferation in mice humanized for the
nuclear receptor peroxisome proliferator-activated receptor alpha. Cancer Res
2004;64:3849-54. Abstract - Related Articles
- No authors listed. Effect of fenofibrate on progression of coronary-artery disease in type 2 diabetes: the Diabetes Atherosclerosis Intervention Study, a randomised study Lancet
2001;357:905-10. Abstract - Related Articles
- Dierkes J, Westphal S, Martens-Lobenhoffer J, Luley C, Bode-Boger SM. Fenofibrate increases the L-arginine:ADMA ratio by increase of L-arginine concentration but has no effect on ADMA concentration. Atherosclerosis, 2004a, 173, 239-44. Abstract -
Related Articles
- Dierkes J, Westphal S, Luley C. The effect of fibrates and other lipid-lowering
drugs on plasma homocysteine levels. Expert Opin Drug Saf., 2004b, 3, 101-11.
Abstract - Related Articles
- Dierkes J, Westphal S, Luley C. Fenofibrate-induced
hyperhomocysteinaemia: clinical implications and management. Drug Saf
2003;26:81-91. Abstract - Related Articles
- Duriez P, Mécanismes d'action des statines et des fibrates.
Thérapie, 2003, 58,5-14. Abstract - Related
Articles
- Evans M, Roberts A, Davies S, Rees A. Medical lipid-regulating
therapy: current evidence, ongoing trials and future developments. Drugs
2004;64:1181-96. Abstract - Related Articles
- Feher MD, Hepburn AL, Hogarth MB, Ball SG, Kaye SA. Fenofibrate
enhances urate reduction in men treated with allopurinol for hyperuricaemia and
gout. Rheumatology (Oxford) 2003;42:321-5. Abstract -
Related Articles
- Ganne-Carrie N, De Leusse A, Guettier C, Castera L, Levecq H,
Bertrand HJ, Plumet Y, Trinchet JC, Beaugrand M. [Autoimmune hepatitis induced
by fibrates]. Gastroenterol Clin Biol 1998;22:525-9. Abstract -
Related Articles
- Genest J, Frohlich J, Steiner G. Effect of fenofibrate-mediated
increase in plasma homocysteine on the progression of coronary artery disease
in type 2 diabetes mellitus. Am J Cardiol 2004;93:848-53. Abstract
- Related Articles
- Gotto AM Jr. Management of dyslipidemia. Am J Med. 2002 Jun 3;112 Suppl 8A:10S-18S. Abstract
- Related Articles
- Hottelart C, El Esper N, Rose F, Achard JM, Fournier A. Fenofibrate
increases creatininemia by increasing metabolic production of creatinine.
Nephron 2002;92:536-41. Abstract - Related
Articles
- Kannel WB, Giordano M. Long-term cardiovascular risk with protease
inhibitors and management of the dyslipidemia. Am J Cardiol 2004;94:901-6.
Abstract - Related Articles
- Keating GM, Ormrod D. Micronised fenofibrate: an updated review of
its clinical efficacy in the management of dyslipidaemia. Drugs
2002;62:1909-44. Abstract - Related Articles
- The FIELD Study Investigators. The need for a large-scale trial of fibrate therapy in diabetes: the rationale and design of the Fenofibrate Intervention and Event Lowering in Diabetes (FIELD) study. [ISRCTN64783481].
Cardiovasc Diabetol. 2004 Dec 1;3(1):9. Abstract -
Related Articles
- Keenan JM. Treatment of patients with lipid disorders in the primary care setting: new treatment guidelines and their implications. South Med J. 2003 Mar;96(3):266-75.
Abstract -
Related Articles
- Koh KK. et al., Effect of fenofibrate on lipoproteins, vasomotor
function, and serological markers of inflammation, plaque stabilization, and
hemostasis, Atherosclerosis, 2004a, 174, 379- 83.
- Koh KK, Ahn JY, Jin DK, Han SH, Kim HS, Choi IS, Ahn TH, Shin EK, Jeong EM. Comparative effects of statin and fibrate on nitric
oxide bioactivity and matrix metalloproteinase in hyperlipidemia. Int J
Cardiol., 2004, 97, 239-44. Abstract - Related
Articles
- Kosoglou T, Statkevich P, Fruchart JC, Pember LJ, Reyderman L, Cutler DL, Guillaume M, Maxwell SE, Veltri EP. Pharmacodynamic and pharmacokinetic interaction between fenofibrate and ezetimibe. Curr Med Res Opin., 2004, 20, 1197-207.
Abstract - Related Articles
- Levin A, Duncan L, Djurdjev O, Shapiro RJ, Frohlich J, Belanger A,
Dumas R, Ross S. A randomized placebo-controlled double-blind trial of
lipid-lowering strategies in patients with renal insufficiency: diet
modification with or without fenofibrate. Clin Nephrol 2000;53:140-6.
Abstract - Related Articles
- Maki KC. Fibrates for treatment of the metabolic syndrome. Curr Atheroscler Rep. 2004 Jan;6(1):45-51.
Abstract - Related Articles
- Marchesi S, Lupattelli G, Lombardini R, Roscini AR, Siepi D, Vaudo G, Pirro M, Sinzinger H, Schillaci G, Mannarino E. Effects of fenofibrate on endothelial function
and cell adhesion molecules during post-prandial lipemia in
hypertriglyceridemia. J Clin Pharm Ther., 2003, 28, 419-24.
Abstract - Related Articles
- Martinez E, Tuset M, Milinkovic A, Miro JM, Gatell JM. Management of
dyslipidaemia in HIV-infected patients receiving antiretroviral therapy.
Antivir Ther 2004;9:649-63.Maki KC., Fibrates for treatment of the metabolic
syndrome. Curr Atheroscler Rep. 2004, 6, 45-51. Abstract -
Related Articles
- Mégarbane B, Castot A, Baud F. Hypoglycémiants,
hyperglycémiants, normolipémiants, antithyroïdiens. In
Bismuth C, Baud F, Conso F, Dally S, Fréjaville JP, Garnier R, Jaeger A.
Toxicologie clinique. 5è édition. Paris. Médecine-Sciences
Flammarion. 2000, 300-309.
- Miller DB, Spence JD. Clinical pharmacokinetics of fibric acid
derivatives (fibrates). Clin Pharmacokinet.1998, 34, 155-62.
Abstract - Related Articles
- Najib J. Fenofibrate in the treatment of dyslipidemia: a review of
the data as they relate to the new suprabioavailable tablet formulation. Clin
Ther 2002;24:2022-50. Abstract - Related Articles
- Ohira H, Sato Y, Ueno T, Sata M. Fenofibrate treatment in patients
with primary biliary cirrhosis. Am J Gastroenterol 2002;97:2147-9.
Abstract - Related Articles
- Rao A, D'Amico S, Balasubramanyam A, Maldonado M. Fenofibrate is
effective in treating hypertriglyceridemia associated with HIV lipodystrophy.
Am J Med Sci 2004;327:315-8. Abstract - Related
Articles
- Rouhier ML, Rifflet H, Rifflet I, Oberti F, Vuillemin E, Chevailler
A, Cales P. [Painful acute liver involvement related to ingestion of
fenofibrate]. Gastroenterol Clin Biol 1996;20:1137-8. Abstract -
Related Articles
- Ritter JL, Nabulsi S. Fenofibrate-Induced elevation in serum
creatinine. Pharmacotherapy 2001;21:1145-9. Abstract -
Related Articles
- Takahashi S, Moriwaki Y, Yamamoto T, Tsutsumi Z, Ka T, Fukuchi M.
Effects of combination treatment using anti-hyperuricaemic agents with
fenofibrate and/or losartan on uric acid metabolism. Ann Rheum Dis
2003;62:572-5. Abstract - Related Articles
- Takayashiki N, Saito K, Sakuma Y et al. An autopsy case of neonatal
hemochromatosis the mother of which had familial hypercholesterolemia.
The pathology and Pharmacology (japan) 2002 ;20 :958.
- Tomlinson B, Chan P, Lan W. How well tolerated are lipid-lowering
drugs? Drugs Aging 2001;18:665-83. Abstract - Related
Articles
- Tsimihodimos V, Kostoula A, Kakafika A, Bairaktari E, Tselepis AD, Mikhailidis DP, Elisaf M. Effect of fenofibrate on serum inflammatory
markers in patients with high triglyceride values. J Cardiovasc Pharmacol
Ther., 2004, 9, 27-33. Abstract - Related
Articles
- Vega GL, Ma PT, Cater NB, Filipchuk N, Meguro S, Garcia-Garcia AB,
Grundy SM. Effects of adding fenofibrate (200 mg/day) to simvastatin (10
mg/day) in patients with combined hyperlipidemia and metabolic syndrome. Am J
Cardiol 2003;91:956-60. Abstract - Related
Articles
- Veyrac G, Paulin M, Milpied B, Bourin M, Jolliet P. [Results of a
French nationwide survey of cutaneous side effects of ketoprofen gel reported
between September 1996 and August 2000]. Therapie 2002;57:55-64.
Abstract - Related Articles
SPECIALITES CONTENANT CE PRINCIPE ACTIF
[sommaire]
Source VIDAL : juin 2005
> Spécialités contenant ce principe actif en constituant unique
FEGENOR 140 mg gélule, boîte de 30 FEGENOR 200 mg gélule Gé, boîte de 30 FEGENOR 67 mg gélule Gé, boîte de 60 FENOFIBRATE ARROW 200 mg gél, boîte de 30 FENOFIBRATE ARROW 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE BIOGARAN 100 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE BIOGARAN 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE BIOGARAN 300 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE BIOGARAN 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE EG 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE EG 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE FOURNIER 100mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE FOURNIER 300mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE FOURNIER MICRONISE 200 mg gélule, plasuette de 30 FENOFIBRATE FOURNIER MICRONISE 67 mg gélule, plaquette de 60 FENOFIBRATE G GAM 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE G GAM 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE GNR 100 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE GNR 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE GNR 300 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE GNR 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE IVAX 100 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE IVAX 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE IVAX 300 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE IVAX 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE MERCK 100 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE MERCK 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE MERCK 300 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE MERCK 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE QUALIMED 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE QUALIMED 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE RATIOPHARM 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE RATIOPHARM 300 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE RATIOPHARM 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE RPG 100 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE RPG 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE RPG 300 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE RPG 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE TEVA 100 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE TEVA 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE TEVA 300 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE TEVA 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE WINTHROP 200 mg gélule, boîte de 30 FENOFIBRATE WINTHROP 67 mg gélule, boîte de 60 FENOFIBRATE ZYDUS 200 mg gélule, plaquette de 30 FENOFIBRATE ZYDUS 67 mg gélule, plaquette de 60 LIPANTHYL 160 mg comprimé pelliculé LM, boîte de 30 LIPANTHYL MICRONISE 200 mg gélule, boîte de 30 LIPANTHYL MICRONISE 67 mg gélule, boîte de 60 LIPIREX 200 mg gélule Gé, boîte de 30 LIPIREX 67 mg gélule gélule, boîte de 60 SECALIP 100 mg gélule Gé, boîte de 48 SECALIP 300 mg gélule Gé, boîte de 30
DEFINITION
[sommaire]
Utilisations thérapeutiques établies :
Le caractère établi reflète l'état de la
littérature scientifique et l'opinion des auteurs. Il peut donc sortir
du cadre de l'AMM (autorisation de mise sur le marché) en France ou
ailleurs.
Contre-indications relatives (à évaluer en
fonction de la balance bénéfice/risque) :
Les contre-indications relatives regroupent les situations dans
lesquelles la prescription est possible sous réserve de respecter
éventuellement des règles de surveillance et/ou d'adaptation
posologique.
Dose toxique théorique :
Il s'agit de la dose qui peut entraîner l'apparition de signes de toxicité chez l'adulte sain. On ne connaît rien de la dose toxique chez un individu en particulier.
Au mieux la dose toxique découle directement de l'expérience clinique ; c'est le cas des médicaments le plus fréquemment utilisés dans les intoxications, comme les psychotropes. Mais elle peut être extrapolée, en ce qui concerne le médicament, à partir des doses maximales (dm.) ; sa valeur est alors moins précise.
Au pire, elle est tirée des études animales et appliquée à l'homme avec certains facteurs de correction ; sa valeur est souvent très peu exacte sinon fausse. C'est le cas de nombreux produits chimiques peu souvent responsables d'intoxications.
Chez l'enfant, un facteur de correction supplémentaire doit rapporter la dose toxique au poids corporel.
Enfin, dans de nombreux cas, la dose toxique est inconnue.
Ces informations, si elles sont accessibles au public, sont destinées aux professionnels de santé.
Si vous êtes un particulier, ne prenez aucune décision concernant
votre santé
sans avoir pris l'avis de votre médecin.
Comité éditorial de la lettre "En substance"
|