Biam-En subtance En substance, la lettre de Biam
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mai 2005              
IDENTIFICATION
CLASSE(S) CHIMIQUE(S)
CLASSE(S) PHARMACOLOGIQUE(S)
MECANISME D'ACTION
PHARMACOCINETIQUE
   >  Absorption
   >  Distribution
   >  Métabolisme
   >  Demi-vie
   >  Elimination
INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES ET ALIMENTAIRES
   >  Interactions médicamenteuses
   >  Interactions alimentaires
PERTURBATION DES EXAMENS DE LABORATOIRE
UTILISATION THERAPEUTIQUE
   >  Utilisations thérapeutiques établies
   >  Autres utilisations thérapeutiques publiées
MODALITES D'ADMINISTRATION
CONTRE-INDICATIONS
   >  Contre-indications absolues
   >  Contre-indications relatives
MODALITES DE SURVEILLANCE
   >  Surveillance de base
   >  Surveillance dans certaines situations
EFFETS INDESIRABLES
INTOXICATION AIGUE ET SURDOSAGE
   >  Symptômes
   >  Conduite à tenir
GROSSESSE
ALLAITEMENT
PHARMACODEPENDANCE
BIBLIOGRAPHIE
SPECIALITES CONTENANT CE PRINCIPE ACTIF
   >  En constituant unique
   >  En association



IDENTIFICATION  [sommaire]
CAS : 15687-27-1
Classe ATC : M01AE01
Formule brute : C13 H18 O2
Nom chimique :
acide (±)2-(4-isobutyphényl)propionique.
Formule développée :
(source : base chemIDplus)
Autres dénominations : 
sans objet
Poids moléculaire : 206,3
PKa (constante de dissociation) : 4,4-5,2

CLASSE(S) CHIMIQUE(S)   [sommaire]
acide 2 arylpropionique

CLASSE(S) PHARMACOLOGIQUE(S)   [sommaire]
Anti-inflammatoire non stéroidien (AINS)
Analgésique
Antipyrétique
Antiagrégant plaquettaire

MECANISME D'ACTION   [sommaire]
Les propriétés pharmacologiques de l'ibuprofène sont attribuées à la suppression de la synthèse des prostaglandines par inhibition non sélective des cyclo-oxygénases 1 et 2. L'ibuprofène est commercialisé sous forme de racémate et l'activité inhibitrice des cyclo-oxygénases est due à l'énantiomère S-(+). Toutefois, l'énantiomère R-(-) inactif peut être bioconverti en la forme active S-(+).
L'ibuprofène possède, en outre, des propriétés indépendantes de l'inhibition de la synthèse des prostaglandines, parmi lesquelles l'inhibition de facteurs de transcription comme NF-kappa-B et AP 1, qui contribueraient à l'activité anti-inflammatoire. Ces facteurs de transcription interviennent notamment dans la production de diverses cytokines pro-inflammatoires et dans la maturation des cellules immunitaires (Tegeder et al., 2001).
L'ibuprofène aurait des propriétés neuroprotectrices et antitumorales qui ne sont pas établies en clinique.
Une étude épidémiologique notamment montre une corrélation négative entre la prise d'AINS (dont l'ibuprofène) et la survenue d'une maladie d'Alzheimer (In't Veld et al., 2001). Des essais précliniques suggèrent une protection contre la protéine béta-amyloïde impliquée dans cette maladie. Cette activité neuroprotectrice pourrait être indépendante de l'inhibition de la synthèse des prostaglandines bien qu'il existe des données contradictoires (Wyss-Coray et Mucke 2000 ; Lim et al. 2000 ; Weggen et al. 2001 ; Morihara et al. 2002 ; Eriksen et al. 2003 ; Iwata et al. 2004 ; Klegeris et al. 2004).
Par ailleurs, des études ont suggéré que la consommation d'AINS, dont l'ibuprofène, réduirait le risque de cancer colorectal chez l'homme (Sandler et al., 1998). Ces propriétés antitumorales ont été ensuite mises en évidence chez l'animal. Cette activité antiproliférative est en partie dépendante, mais pas seulement, de l'inhibition de la synthèse des prostaglandines. De nombreux mécanismes ont été proposés, parmi lesquels l'inhibition de NF-kappa-B (Tegeder et al., 2001) et l'induction de l'expression de la protéine p75 NTR qui freine la prolifération cellulaire et favorise l'apoptose (Khwaja et al., 2004).

PHARMACOCINETIQUE   [sommaire]
Absorption
L'ibuprofène est bien absorbé par le tube digestif et le pic plasmatique est observé 1 à 3 heures après la prise par voie orale. L'ibuprofène est également absorbé par voie rectale et par voie percutanée (Davies, 1998).

Distribution
L'ibuprofène est lié à 99 % à l'albumine plasmatique et possède un faible volume de distribution.
Dans le liquide synovial, il peut atteindre des concentrations supérieures aux concentrations sériques (Davies, 1998).
Il est rapidement excrété dans le lait, mais il n'y serait présent qu'à de très faibles concentrations, avec un rapport des concentrations lait/plasma inférieur à 0,01 (Walter et Dilger, 1997 ; Davies, 1998).

Métabolisme
L'ibuprofène subit une importante bioconversion énantiomérique (cf. Mécanisme d'action). Il est largement (90 % de la dose) métabolisé au niveau hépatique en composés inactifs par hydroxylation ou oxydation de la chaîne isobutyle puis formation de dérivés conjugués. Une quantité inférieure à 10 % de la dose est éliminée sous forme inchangée.
Le CYP2C9 est le principal cytochrome impliqué, le CYP2C8 jouerait un rôle moindre. Il existe un polymorphisme génétique de ces 2 cytochromes, à l'origine d'une variabilité de l'élimination de l'ibuprofène selon les sujets. Les allèles *3 de ces 2 cytochromes sont notamment à l'origine d'une réduction de la clairance qui peut être importante ; ces métaboliseurs lents représenteraient 8 % de la population (Garcia-Martin et al., 2004).

Demi-vie
L'ibuprofène a une demi-vie voisine de 2 heures qui ne serait que peu modifiée en cas d'insuffisance rénale ou d'insuffisance hépatique et chez le sujet âgé.

Elimination
L'ibuprofène est largement éliminé par les urines sous forme métabolisée. Une faible fraction est éliminée par les fèces. L'élimination est totale en 24 heures.

Le point du spécialiste :
Compte tenu de son élimination rapide et de son absence de toxicité, l'ibuprofène ne nécessite pas d'adaptation de posologie en cas d'insuffisance rénale ou hépatique et chez le sujet âgé.
Pr M. Plotkine, Paris V

INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES ET ALIMENTAIRES   [sommaire]
> Interactions médicamenteuses
Certaines interactions doivent être prises en compte (Davies, 1998) :
- Anticoagulants oraux : l'ibuprofène ne modifierait pas l'activité anticoagulante de la warfarine. Toutefois, par ses effets sur la muqueuse digestive et son activité inhibitrice de la fonction plaquettaire, l'ibuprofène augmente le risque hémorragique et impose une surveillance étroite. Il en est de même lors de l'association avec les héparines fractionnées (HBPM) ou non fractionnées, en particulier lors de leur utilisation à doses curatives ou chez le sujet âgé. Ces associations sont déconseillées.
- AINS : l'association de l'ibuprofène à d'autres AINS augmente tous les risques dose-dépendants (risque ulcérigène et hémorragique digestif, atteinte rénale). Par ailleurs, l'ibuprofène, en s'opposant à l'inhibition irréversible de la cyclo-oxygénase par l'aspirine, pourrait réduire l'effet cardioprotecteur des faibles doses de cette dernière. Mais l'importance de cette interaction reste à préciser (Catella-Lawson et al., 2001).
- Lithium : l'ibuprofène, en réduisant l'élimination du lithium, pourrait augmenter les lithémies chez certains patients. L'association de ces médicaments nécessite une surveillance biologique et, en cas de besoin, une adaptation de la posologie du lithium à l'instauration et à l'arrêt du traitement par l'ibuprofène.
- Antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : le risque hémorragique propre aux ISRS est augmenté par l'ibuprofène. Selon une étude danoise portant sur une cohorte de 26 005 sujets, l'association des médicaments ISRS à un AINS ou à de faibles doses d'aspirine accroît le risque de saignement digestif par rapport au risque hémorragique lié aux ISRS seuls (Dalton et al., 2003).
- Antihypertenseurs : les AINS peuvent réduire l'activité de différents antihypertenseurs. Toutefois, les élévations tensionnelles semblent faibles.
- Inhibiteurs de l'enzyme de conversion, antagonistes de l'angiotensine, diurétiques : les AINS, en inhibant la synthèse des prostaglandines vasodilatatrices rénales, sont susceptibles, chez les sujets âgés et/ou déshydratés, de réduire la filtration glomérulaire, et d'être à l'origine d'une insuffisance rénale aiguë lors de l'association à ces médicaments. Une hydratation du patient et une surveillance de la fonction rénale en début de traitement sont recommandées.
- Médicaments hyperkaliémants : en favorisant la réabsorption du potassium, les AINS peuvent être à l'origine d'une hyperkaliémie qu'il convient de prendre en compte lors de l'association avec d'autres thérapeutiques hyperkaliémiantes.
- Méthotrexate : les AINS, en réduisant l'élimination rénale du méthotrexate, augmentent sa toxicité hématologique. L'association est déconseillée en cas d'utilisation de doses hebdomadaires de méthotrexate supérieures à 15 mg. Une surveillance attentive de l'hémogramme sera instaurée pour des doses hebdomadaires inférieures.
- Tacrolimus : lors de l'association d'un AINS au tacrolimus, il existe un risque d'addition des effets néphrotoxiques. Une surveillance de la fonction rénale est recommandée.
- Ciclosporine : de même, lors de l'association d'un AINS à la ciclosporine, il existe un risque d'addition des effets néphrotoxiques justifiant une surveillance de la fonction rénale.
- Dispositifs intra-utérins : un risque de réduction par les AINS de l'activité des dispositifs intra-utérins a été évoqué mais ne serait pas établi.

Interactions alimentaires
L'ibuprofène ne semble pas à l'origine d'interactions alimentaires.

PERTURBATION DES EXAMENS DE LABORATOIRE   [sommaire]
Aucune interférence n'a été rapportée.

UTILISATION THERAPEUTIQUE   [sommaire]
Utilisations thérapeutiques établies
Douleur
L'ibuprofène est un traitement symptomatique des douleurs aiguës d'intensité légère ou modérée chez l'adulte et chez l'enfant (Beaver, 2003 ; Autret-Leca, 2003). Sa prescription ne dispense pas de la démarche diagnostique destinée à identifier l'origine de la douleur.
L'ibuprofène est utilisé en cas de douleurs d'origines très variées : douleurs ostéoarticulaires (bursite, téno-synovite, lumbago, cervicalgies) ou musculaires (Le Parc et al., 2002), notamment secondaires aux traumatismes sportifs, douleurs dentaires (Doyle, 2002) y compris après extraction dentaire (Bjornsson, 2003), douleurs postopératoires (Collins, 2000), dysménorrhée (Milsom et Andersch, 1985), migraine (Wenzel, 2003), etc.
L'efficacité analgésique de l'ibuprofène a été confirmée par l'analyse de 86 essais incluant plus de 10 000 malades (Moore et al., 1998).
Fièvre
L'ibuprofène est un traitement symptomatique utilisé en cas de fièvre d'intensité légère ou modérée chez l'adulte et chez l'enfant (Beaver, 2003 ; Autret-Leca, 2003). Sa prescription ne dispense pas de la démarche diagnostique destinée à identifier l'origine de la fièvre.
Arthrite aiguë
Chez l'adulte, l'ibuprofène a été utilisé en cas de synovite ou d'arthrite d'origines variées, incluant la goutte, les manifestations associées aux maladies inflammatoires du tube digestif ou en cas de spondylarthrite ankylosante.
En cas de monoarthrite aiguë, l'administration d'ibuprofène est un traitement symptomatique utile pendant la démarche diagnostique, car il ne modifie pas l'uricémie.
Polyarthrite rhumatoïde et rhumatismes inflammatoires chroniques
L'ibuprofène contrôlerait surtout les manifestations douloureuses et inflammatoires locales articulaires mais modifierait peu les paramètres biologiques inflammatoires (VS, CRP, etc.). Il ne modifierait pas l'évolution naturelle de la maladie.
Polyarthrite chronique juvénile
Arthrose
Absence de fermeture du canal artériel
Chez le nouveau-né prématuré et/ou de faible poids de naissance, en cas d'absence de fermeture du canal artériel, l'administration d'ibuprofène par voie intraveineuse après la naissance serait aussi efficace et mieux tolérée que celle d'indométacine (Shah et Ohlsson, 2003).
En 2004, la Commission européenne a délivré une AMM à un médicament à base d'ibuprofène intraveineux dans le "traitement du canal artériel persistant hémodynamiquement significatif chez le nouveau-né prématuré d'âge gestationnel inférieur à 34 semaines".
Cette stratégie de traitement curatif précoce a été comparée à une stratégie préventive, consistant en l'administration systématique d'ibuprofène dans les heures suivant la naissance (Gournay et al., 2004 ; Van Overmeire et al., 2004). Cette stratégie préventive permet de réduire l'incidence de l'absence de fermeture du canal artériel chez ces enfants. Néanmoins son bénéfice n'est pas établi par rapport à la stratégie curative précoce du fait de la survenue de complications sévères (hypertension artérielle pulmonaire, insuffisance rénale, et entérocolite nécrosante) (Hammerman, 2004).

> Autres utilisations thérapeutiques publiées
Cancer (chimioprévention)
Les propriétés antiprolifératives et proapoptotiques de l'ibuprofène (cf. Mécanisme d'action) suggèrent que ce produit, comme d'autres AINS, pourrait avoir un usage clinique pour la chimioprévention de certains cancers (Terry et al., 2004 ; Yeh et al., 2004). Cet effet est à évaluer en clinique. Hors AMM en France.
Maladie d'Alzheimer
Suggérée par de nombreuses études expérimentales (cf. Mécanisme d'action), l'efficacité de l'ibuprofène dans cette indication n'est pas démontrée (Tabet et Feldmand, 2003). Hors AMM en France.
Mucoviscidose
Il a été suggéré que l'administration d'ibuprofène puisse réduire la destruction pulmonaire secondaire aux infections respiratoires, en association aux traitements conventionnels (Jaffe et Balfour-Lynn, 2002). Hors AMM en France.
Septicémie
Il a été suggéré que l'administration d'ibuprofène puisse réduire la mortalité en cas de septicémie associée à une hypothermie (Arons et al., 1999). Hors AMM en France.
Syndrome de Bartter
Dans cette pathologie héréditaire de transmission autosomique récessive, associant alcalose hypokaliémique et hypercalcémie par dysfonctionnement des reins, l'ibuprofène a été utilisé dans le but de corriger l'hypokaliémie (Bowden et al., 1978). Hors AMM en France.
Mal des montagnes
Une amélioration rapide des céphalées du mal des montagnes a été rapportée après administration d'ibuprofène (Harris et al., 2003). Hors AMM en France.

MODALITES D'ADMINISTRATION   [sommaire]
Adulte
En fonction de l'intensité de la douleur ou de la fièvre, administration d'une prise unique de 100 à 200 mg d'ibuprofène par voie orale. La même posologie peut être renouvelée 4 à 6 heures plus tard. En cas de douleur ou fièvre prolongée, il est recommandé d'administrer systématiquement l'ibuprofène à intervalle régulier sans attendre la réapparition des symptômes. La posologie maximale quotidienne dans ces indications est de 1 200 mg/jour à répartir en plusieurs prises.
L'activité anti-inflammatoire, telle qu'elle est requise dans les affections rhumatologiques inflammatoires systémiques, peut nécessiter l'utilisation d'une posologie plus élevée, jusqu'à 2 400 mg/jour.
L'administration d'ibuprofène peut s'effectuer également par voie rectale à la dose de 500 à 1 000 mg/jour.
L'ibuprofène peut être appliqué en gel, en crème ou en spray en cas d'atteinte inflammatoire locale, par exemple d'origine ostéoarticulaire.
Enfant
L'ibuprofène est utilisé chez l'enfant à partir de 3 mois en cas de fièvre ou de syndrome douloureux aigu.
Dans le traitement de la fièvre, une fois les contre-indications éliminées, l'ibuprofène doit être prescrit en monothérapie et à la dose de 20 à 30 mg/kg/jour en 3 ou 4 prises, sans dépasser 30 mg/kg/jour.
Attention, pour toute fièvre ou douleur survenant chez un enfant atteint de varicelle, éviter l'utilisation de l'ibuprofène (au même titre que celle des AINS). L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps, 2004) a attiré l'attention des professionnels de santé sur la survenue de quelques cas parfois graves de complications infectieuses cutanées et sous-cutanées chez des enfants atteints de varicelle et ayant pris des AINS.
En cas de rhumatisme inflammatoire, notamment de polyarthrite juvénile, l'ibuprofène est utilisé à la posologie de 30 à 40 mg/kg/jour répartis en 4 prises par jour.

CONTRE-INDICATIONS   [sommaire]
> Contre-indications absolues
Hypersensibilité à l'ibuprofène, aux autres AINS ou à l'aspirine
L'ibuprofène est contre-indiqué en cas d'antécédent d'asthme ou de réaction allergique déclenchés non seulement par la prise d'ibuprofène mais également par la prise d'autres AINS ou d'aspirine.
Ulcère gastrique ou duodénal évolutif
La prescription d'ibuprofène est contre-indiquée en cas d'ulcère gastroduodénal évolutif.
Cirrhose
La prescription d'ibuprofène est contre-indiquée en cas de cirrhose décompensée du fait du risque de survenue d'une hémorragie digestive ulcéreuse et du risque d'insuffisance rénale aiguë (Ackerman, 2002). En cas de cirrhose compensée, l'administration d'ibuprofène (comme celle d'aspirine ou d'autres AINS) est déconseillée pour les mêmes raisons.
Insuffisance rénale sévère
L'administration d'ibuprofène expose au risque d'aggravation de l'insuffisance rénale.
Insuffisance cardiaque sévère
L'administration d'ibuprofène expose au risque de survenue d'une insuffisance rénale aiguë.
Lupus érythémateux disséminé
L'administration d'ibuprofène exposerait à la survenue d'une méningite aseptique.
Grossesse (2e et 3e trimestres)
Au-delà de 5 mois de grossesse (24 semaines d'aménorrhée), il existe un risque d'atteinte fonctionnelle rénale ou de fermeture prématurée du canal artériel chez le foetus en cas d'administration d'AINS, même ponctuellement (cf. Grossesse). De ce fait, la prescription d'ibuprofène est déconseillée de la 12e à la 24e semaine d'aménorrhée, et contre-indiquée au-delà de cette date jusqu'au terme de la grossesse.
Accouchement
En raison de ses propriétés inhibitrices de la synthèse des prostaglandines E et F utérotropiques, l'ibuprofène est susceptible d'inhiber l'augmentation de leur synthèse précédant l'accouchement. Il peut donc en résulter un retard et/ou une prolongation de la durée de l'accouchement. De plus, l'effet antiagrégant plaquettaire de l'ibuprofène et l'allongement du temps de saignement qui en résulte peuvent favoriser la survenue d'hémorragies chez la mère et l'enfant.

Contre-indications relatives
Asthme
En dehors de l'hypersensibilité avérée à l'aspirine et aux AINS dans laquelle la contre-indication est absolue, chez l'enfant asthmatique, le risque de déclenchement d'une crise d'asthme est controversé et un effet bénéfique de ce traitement a même été suggéré (Kauffman et Lieh-Lai, 2004).
Antécédent d'ulcère gastrique ou duodénal
Déconseillée en cas d'antécédent d'ulcère gastrique ou duodénal (comme celle de l'aspirine et des autres AINS), la prescription d'ibuprofène est néanmoins possible si elle est indispensable, en association avec un traitement antiulcéreux, parfois après une endoscopie permettant d'attester de l'absence d'ulcère évolutif.
Allaitement
Malgré l'existence d'une faible excrétion dans le lait, l'administration d'ibuprofène est déconseillée en France, y compris en application locale.

MODALITES DE SURVEILLANCE   [sommaire]
> Surveillance de base
Surveiller la fonction rénale chez les sujets à risque.
En cas de traitement prolongé, surveiller la NFS, les fonctions hépatiques (transaminases) et rénales.

> Surveillance dans certaines situations
Sujet âgé de plus de 65 ans
Pas de modification posologique en raison de l'absence de modification pharmacocinétique significative.
Insuffisance rénale
Pas de modification posologique en raison de l'absence de modification pharmacocinétique significative.
Insuffisance hépatique
Pas de modification posologique en raison de l'absence de modification pharmacocinétique significative.
Conducteur de véhicule ou de machine
Prévenir les malades du risque de vertiges ou de troubles visuels.

EFFETS INDESIRABLES   [sommaire]
- Epigastralgies, nausées et vomissements.
Ce sont les effets indésirables les plus fréquents (Fries et Bruce, 2003). Leur survenue est favorisée par l'administration d'une forte posologie d'ibuprofène et en cas de traitement prolongé. Ces symptômes peuvent témoigner de la survenue d'ulcérations ou d'un ulcère gastrique ou duodénal (cf. ci-dessous).
- Ulcère gastrique ou duodénal.
Du fait de l'inhibition de synthèse des prostaglandines PGE2 et PGI2 protectices de la muqueuse gastrique (probablement par l'intermédiaire de la sécrétion du mucus cytoprotecteur par la muqueuse), l'ibuprofène peut entraîner l'apparition d'ulcères ou d'ulcérations aiguës gastroduodénales. Ces lésions ne sont pas toujours symptomatiques et sont susceptibles d'entraîner une hémorragie digestive ou une perforation digestive.
- Hémorragie digestive.
C'est l'effet indésirable le plus grave, en relation avec l'apparition ou l'aggravation d'un ulcère ou d'ulcérations aiguës gastroduodénales. Il n'y a pas obligatoirement de symptôme d'alerte (douleurs épigastriques notamment) et l'hémorragie peut être d'emblée massive.
- Réaction allergique.
Elles sont de natures variées (McMahon, 2001) : rash cutané, urticaire, éruption bulleuse cutanée, syndrome de Lyell (Roujeau, 1995), crise d'asthme, oedème de Quincke, choc anaphylactique (Van Puijenbroek, 2002). Certaines de ces réactions pourraient être liées à l'excipient (lécithine de soja).
Le risque de réaction d'hypersensibilité est accru en cas d'asthme, de rhinite ou sinusite chroniques et de polypose nasale préexistants.
- Asthme ou bronchospasme.
Leur survenue est favorisée par l'existence d'un asthme antérieur ou la survenue d'autres réactions allergiques à l'aspirine ou aux AINS.
- Insuffisance rénale aiguë.
L'ibuprofène n'a pas d'effet significatif sur la fonction rénale du sujet normal. Cependant, du fait de son action inhibitrice de la synthèse des prostaglandines (vasodilatrices intrarénales), l'ibuprofène est susceptible d'induire une insuffisance rénale aiguë dans certaines situations pathologiques où il entrave l'adaptation circulatoire intrarénale secondaire à l'hypoperfusion : cirrhose décompensée, insuffisance cardiaque sévère, insuffisance rénale préexistante, hypertension artérielle, diabète, déshydratation (sujets âgés déshydratés, en particulier sous diurétiques ; enfants présentant une diarrhée).
Par ailleurs, des cas de néphropathie tubulo-interstitielle aiguë (Stoves et al.,1998) associée ou non à un syndrome néphrotique (Morgenstern et al.,1989), ou de glomérulonéphrite extramembraneuse (Radford et al.,1996) ont été rapportés.
- Rétention hydrosodée.
L'ibuprofène peut induire une rétention hydrosodée (moindre que celle due à l'indométacine) en raison de l'inhibition de synthèse des prostaglandines responsables de l'inhibition de la réabsorption du chlore et de l'action de l'hormone antidiurétique (ADH) au niveau rénal.
- Hypertension artérielle.
L'ibuprofène peut aggraver une hypertension artérielle même traitée.
- Hyperkaliémie.
Elle peut apparaître surtout en cas d'association à d'autres médicaments hyperkaliémiants.
- Hypertension artérielle pulmonaire (très rare).
Elle a été décrite chez des enfants très prématurés lorsque l'ibuprofène a été utilisé pour fermer le canal artériel (Gournay, 2002).
- Méningite aseptique (controversé).
Elle survient souvent chez des malades atteints de lupus érythémateux disséminé, surtout lors de la reprise d'un traitement interrompu (Lee, 2002).
D'autres effets indésirables ont été décrits de façon ponctuelle :

Céphalées.
Vertiges.
Dépression.
Somnolence.
Amblyopie réversible.
Agranulocytose.
Aplasie médullaire.
Erythroblastopénie.
Thrombopénie.
Anémie hémolytique.
Elévation des transaminases (très rare).
Elle a été décrite en particulier chez des malades atteints d'hépatite chronique virale C (Riley et al., 1998 ; Andrade, 2002).
Hépatite cytolytique.
Plusieurs cas d'hépatite fulminante ou subfulminante ont été décrits (Javier Rodriguez-Gonzalez, 2002).
Infertilité féminine.
Quelques cas d'infertilité anovulatoire en cas de traitement par des inhibiteurs de prostaglandines en raison de la non-rupture du follicule de De Graaf, réversibles à l'arrêt du traitement, ont été décrits.
Aggravation d'une colite.
Hyponatrémie.

Informer le patient :
Les effets indésirables les plus graves sont digestifs, notamment l'hémorragie digestive. Un avis médical doit être rapidement sollicité en cas d'apparition de douleurs épigastriques.
Pr J-C. Trinchet, Paris XIII

INTOXICATION AIGUE ET SURDOSAGE   [sommaire]
La toxicité de l'ibuprofène est liée à l'inhibition de la synthèse des prostaglandines, c'est-à-dire à ses propriétés pharmacologiques connues en thérapeutique. La majorité des intoxications aiguës par l'ibuprofène sont asymptomatiques ou ne présentent que des symptômes très modérés (Volans et al., 2003).
La dose toxique théorique (cf. Définition) proposée est de 400 mg/kg chez l'adulte. Elle découle de l'expérience clinique.
Symptômes
Lorsque des signes cliniques sont observés, il s'agit le plus souvent d'une majoration des effets indésirables décrits à dose thérapeutique : troubles digestifs (vomissements, nausées, douleurs abdominales), troubles neurosensoriels (somnolence, maux de tête et acouphènes).
Les intoxications graves par l'ibuprofène sont rares. L'imputabilité de l'ibuprofène dans la survenue de certains tableaux cliniques sévères est incertaine et d'autres facteurs toxiques et/ou pathologiques doivent être recherchés. Ainsi, lors de polyintoxications, l'ibuprofène semble contribuer relativement peu aux effets toxiques observés.
L'étude de cas de polyintoxications aiguës impliquant l'ibuprofène et d'autres molécules (aspirine, paracétamol, autres AINS, corticoïdes, antihypertenseurs, anticoagulants, lithium, méthotrexate...) n'a pas démontré l'existence d'interactions toxiques. De même, l'alcool ne majore pas la toxicité de l'ibuprofène. En outre, l'utilisation de formes à libération prolongée n'est pas une cause aggravante de l'intoxication. Enfin, la combinaison de la pseudoéphédrine à l'ibuprofène au sein d'une même spécialité n'entraîne pas d'augmentation de la toxicité de l'ibuprofène.
Le dosage plasmatique du médicament, réalisé par HPLC et détection UV, permet seulement de confirmer ou de réfuter le diagnostic de l'intoxication mais n'influence pas le traitement. En pratique, le dosage de l'ibuprofène n'est pas réalisé en routine.

Conduite à tenir
Il n'existe pas d'antidote connu à l'ibuprofène. La prise en charge de l'intoxication repose sur un traitement symptomatique. L'administration précoce de charbon activé permet de réduire la résorption digestive de l'ibuprofène.

GROSSESSE   [sommaire]

Données à prendre en compte :
Dans l'espèce humaine, aucun effet malformatif particulier n'a été signalé à ce jour avec l'ibuprofène. Toutefois, bien que deux études sur la consommation d'AINS au 1er trimestre de la grossesse n'aient pas mis en évidence d'augmentation du risque de malformation (Nielsen, 2001 ; Ericson, 2001), les études épidémiologiques sont à ce jour insuffisantes pour éliminer tout risque tératogène. En revanche, l'une de ces études (Nielsen, 2001) évoque une augmentation du risque de fausse couche spontanée après consommation d'AINS lors du 1er trimestre, ce qui semble confirmé par un autre auteur (Li, 2003 ). Le risque de fausse couche était d'autant plus élevé que la prise d'AINS avait eu lieu vers la conception ou avait duré plus d'une semaine. Mais le rôle exclusif de l'AINS nécessite confirmation (Nielsen, 2004). Lors des 2e et 3e trimestres de la grossesse, l'exposition à l'ibuprofène peut être responsable (Bavoux, 1992 ; Kaplan, 1994 ; Van Marter, 1996 ; Alano, 2001 ; Cuzzolin, 2001) :
- d'une atteinte fonctionnelle rénale pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée, quelques fois compliquée d'un oligoamnios (en particulier en cas d'exposition prolongée) ou, en cas d'exposition tardive, d'une insuffisance rénale néonatale (réversible ou non) avec risque d'hyperkaliémie sévère retardée ;
- d'une constriction in utero du canal artériel pouvant survenir dès 24 semaines d'aménorrhée et provoquer une insuffisance cardiaque droite et/ou une hypertension artérielle pulmonaire parfois source de mort foetale in utero.
La prise d'ibuprofène peu avant l'accouchement peut entraîner un allongement du temps de saignement chez le foetus comme chez la mère.
Ainsi, jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée, la prescription d'ibuprofène ne doit être envisagée que si nécessaire ; de 12 à 24 semaines d'aménorrhée, toute prise prolongée est déconseillée et, si nécessaire, seule une prise brève est autorisée ; à partir de 24 semaines d'aménorrhée révolues (début du 6e mois de grossesse), l'ibuprofène est formellement contre-indiqué, même en prise ponctuelle, quelle que soit la posologie, en raison du risque de toxicité foetale ou néonatale grave commun à tous les AINS.
Dr A.-P. Jonville-Béra, Tours

ALLAITEMENT   [sommaire]
Bien que son passage dans le lait maternel soit très faible, l'administration d'ibuprofène est déconseillée en cas d'allaitement (cf. Pharmacocinétique) (Spigset, 2000).

PHARMACODEPENDANCE   [sommaire]
Pas de dépendance rapportée.

BIBLIOGRAPHIE   [sommaire]

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SPECIALITES CONTENANT CE PRINCIPE ACTIF   [sommaire]
Source VIDAL : avril 2005

Spécialités contenant ce principe actif en constituant unique
ADVIL 20 mg/ml susp buv Enf/Nour, flacon de 200 ml
ADVIL 100 mg comprimé enrobé, boîte de 30
ADVIL 200 mg comprimé enrobé, boîtes de 20 et 30
ADVIL 400 mg comprimé enrobé, boîte de 20
ADVIL 5% gel, tubes de 60 g et 100 g
ANADVIL 200 mg comprimé enrobé, boîte de 20
ANTARENE 100 mg comprimé pelliculé, boîte de 40
ANTARENE 20 mg/ml susp buv Enf/Nour Gé, flacon de 150 ml + seringue/5ml
ANTARENE 200 mg comprimé pelliculé Gé, boîte de 30
ANTARENE 400 mg comprimé pelliculé Gé, boîte de 30
ANTARENE 5 % gel, tubes de 50 g et 100 g
BRUFEN 400 mg comprimé pelliculé, boîte de 30
DOLGIT 5 % crème, tube de 50 g
DOLTAQUE 200 mg comprimé pelliculé, plaquette de 20
ERGIX DOULEUR ET FIEVRE 200 mg comprimé pelliculé, boîtes de 20 et 30
EXPANFEN 200 mg comprimé enrobé, boîtes de 20 et 30
GELUFENE 200 mg gélule, boîte de 20
HEMAGENE TAILLEUR 200 mg comprimé pelliculé, boîte de 24
IBUPROFENE ARROW 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE BIOGARAN 200 mg comprimé pelliculé, boîte de 30
IBUPROFENE EG 200 mg comprimé pelliculé, plaquette de 30
IBUPROFENE EG 400 mg comprimé pelliculé, plaquette de 30
IBUPROFENE G GAM 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE GIBAUD 200 mg comprimé enrobé, boîte de 20
IBUPROFENE GIBAUD 5 % sol p pulv cutanée, falcon de 50 ml
IBUPROFENE GNR 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE GNR 400 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE HEXAL SANTE 200 mg comprimé enrobé, plaquette de 20
IBUPROFENE IVAX 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE MERCK 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE MERCK 200mg comprimé enrobé, plaquette de 20
IBUPROFENE QUALIMED 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE RATIOPHARM 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE RPG 200 mg comprimé pelliculé, boîte de 30
IBUPROFENE RPG 400 mg comprimé pelliculé, boîte de 30
IBUPROFENE TEVA 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUPROFENE ZYDUS 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
IBUTOP 5 % gel p appl cutanée, tube de 50 g
INTRALGIS 200 mg comprimé efferv, boîte de 20
INTRALGIS 200 mg comprimé pelliculé, boîtes de 20 et 30
INTRALGIS 5 % gel p appl locale, tube de 60 g
NUREFLEX 200 mg comprimé enrobé, boîte de 30
NUREFLEX 400 mg comprimé enrobé, boîte de 20
NUREFLEX 400 mg granulé efferv, 20 Sachet-doses
NUREFLEX LP 300 mg gélule (microgranules LP), boîte de 30
NUREFLEX SANS SUCRE 20 mg/ml susp buv Enf/Nour, flacon de 150 ml
NUROFEN 200 mg capsule, boîte de 16
NUROFEN 200 mg comprimé enrobé, boîtes de 10 et 20
NUROFEN 5 % gel, tube de 50 g
NUROFENTABS 200 mg comprimé orodispersible, plaquette de 12
NUROFLASH 200 mg comprimé pelliculé, plaquette de 12
PEDEA 5 mg/ml solution injectable en ampoule, boîte de 4
SOLUFEN 200 mg gélule Gé, boîte de 30
SPEDIFEN 200 mg comprimé, boîte de 20
SPIFEN 400 mg comprimé pelliculé, plaquette de 20
TIBURON 200 mg gélule, boîtes de 20 et 30
TIBURON 5 % gel p appl locale, tube de 50 g
UPFEN 200 mg comprimé efferv, 2 tubes de 10
UPFEN 200 mg comprimé pelliculé, boîte de 20

Spécialités contenant ce principe actif en association
CLIPTOL gel p appl cutanée, tube de 50 g : ibuprofène; lévomenthol
ANADVIL RHUME comprimé enrobé, boîte de 20 : ibuprofène, pseudoéphédrine chlorhydrate
NUROFEN RHUME comprimé pelliculé, boîte de 20 : ibuprofène, pseudoéphédrine chlorhydrate
RHINADVIL comprimé enrobé, boîte de 20 : ibuprofène, pseudoéphédrine chlorhydrate
RHINUREFLEX comprimé pelliculé, boîte de 20 : ibuprofène, pseudoéphédrine chlorhydrate

DEFINITION   [sommaire]

Utilisations thérapeutiques établies :  Le caractère établi reflète l'état de la littérature scientifique et l'opinion des auteurs. Il peut donc sortir du cadre de l'AMM (autorisation de mise sur le marché) en France ou ailleurs.

Contre-indications relatives (à évaluer en fonction de la balance bénéfice/risque) :  Les contre-indications relatives regroupent les situations dans lesquelles la prescription est possible sous réserve de respecter éventuellement des règles de surveillance et/ou d'adaptation posologique.

Dose toxique théorique :  Il s'agit de la dose qui peut entraîner l'apparition de signes de toxicité chez l'adulte sain. On ne connaît rien de la dose toxique chez un individu en particulier. Au mieux la dose toxique découle directement de l'expérience clinique ; c'est le cas des médicaments le plus fréquemment utilisés dans les intoxications, comme les psychotropes. Mais elle peut être extrapolée, en ce qui concerne le médicament, à partir des doses maximales (dm.) ; sa valeur est alors moins précise. Au pire, elle est tirée des études animales et appliquée à l'homme avec certains facteurs de correction ; sa valeur est souvent très peu exacte sinon fausse. C'est le cas de nombreux produits chimiques peu souvent responsables d'intoxications. Chez l'enfant, un facteur de correction supplémentaire doit rapporter la dose toxique au poids corporel. Enfin, dans de nombreux cas, la dose toxique est inconnue.


Ces informations, si elles sont accessibles au public, sont destinées aux professionnels de santé.
Si vous êtes un particulier, ne prenez aucune décision concernant votre santé
sans avoir pris l'avis de votre médecin.


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